Pourquoi la grève à l’UQÀM?
C’est une question que beaucoup peuvent se poser.
La présente grève de l’UQÀM est en fait majoritairement liée à la menace que le gouvernement libéral fait peser sur les services publics. Il s’agit de protester contre l’instauration du principe d’utilisateur payeur dans les services publics ainsi que contre la privatisation de ces services essentiels.
Nb : certains textes sont directement issus du site de la Coalition.
Sommaire
Rappel de la situation
Depuis des mois, les discours gouvernementaux sur les finances publiques sont alarmistes. Le déficit appréhendé se chiffre à 5 milliards. Selon les dires des économistes à la mode, nous n’aurions plus le choix. Nous devrions, répètent-ils, diminuer le nombre de services publics disponibles tout en haussant leurs tarifs et en comprimant les dépenses des programmes sociaux. Ils prétendent que le déficit budgétaire serait dû à la générosité excessive de notre gouvernement.
Mais les coupures de budgets, les tarifications et les privatisations de services publics sont-elles les seules solutions pour sortir de l’impasse budgétaire ? Non ! D’autres choix sont possibles !
Haut de la page
Pourquoi est-ce innacceptable?
Ces coupures et pratiques idéologiques sont inacceptables à bien des égards mais notamment car elles remettent en cause le principe premier des services publics, à savoir l’égalité de tous et toutes face à ces services! On entend par là que l’universalité est clairement menacée par les assauts des lucides contre les services publics et le rôle de l’État comme fournisseur privilégié de services.
On dénonce également le fait que la crise, causée par la spéculation des plus riches sur terre, soit un prétexte pour couper dans les services publics et pratiquer une offensive idéologique contre l’État et son rôle essentiel dans la vie publique et sociale. Nous ne devons pas payer pour leur crise.
Haut de la page
Que faire?
D’autres solutions de fiscalité sont possibles. Nous demandons la préservation de la qualité, de l’universalité, de l’accessibilité, de ces services tant ils nous paraissent essentiels et ne doivent pas permettre à certains de s’enrichir aux dépends de la collectivité.
Sans faire ici la liste exhaustive des solutions, le gouvernement peut néanmoins :
- Instaurer une fiscalité plus équitable.
- Faire la lutte à l’évasion et à l’évitement fiscal.
- Ajouter au moins un palier d’imposition pour les revenus les plus élevés.
- Réduire, voire même abolir, certaines exemptions fiscales (qui ne profitent qu’aux riches).
- Introduire une TVQ progressive en fonction de la nature des biens achetés.
- Lutter contre la corruption dans l’attribution des contrats gouvernementaux.
L’intégralité des mesures proposées par la Coalition sont disponibles ici : Propositions d’alternatives fiscales (pdf).
Haut de la page
Oui, mais pourquoi à l’UQÀM?!
Parce que l’UQÀM a toujours été une Université militante sur le plan politique et social. Notre institution se veut un bastion des luttes sociales au Québec et un acteur de progression sociale. Son caractère ouvertement populaire et ouvert à toutes et tous en fait un véhicule incontournable pour la promotion sociale au Québec.
En ce sens, nous sommes attachéEs aux services publics et à leur qualité. Faire une grève de deux jours semble pertinent afin de permettre à tous les étudiantEs de participer aux différentes actions menées pour souligner nos valeurs et notre attachement aux services publics.